Aujourd’hui, je lance une série de 60 jours consacrée aux plus grandes figures de l’histoire de France. Charles de Gaulle inaugure cette première journée, et d’autres profils fascinants suivront tout au long de la série.
Pendant soixante jours, nous allons revenir sur le parcours de femmes et d’hommes qui ont profondément marqué l’histoire de France. Pour ouvrir cette série, notre choix se porte sur Charles de Gaulle, l’une des personnalités françaises les plus influentes du XXe siècle.
Soldat pendant la Première Guerre mondiale, chef de la France libre durant la Seconde Guerre mondiale, président du Gouvernement provisoire puis fondateur de la Ve République, Charles de Gaulle a occupé plusieurs rôles décisifs. Derrière l’homme d’État à la silhouette imposante se trouvait aussi un époux, un père profondément attaché à sa famille et un écrivain qui cherchait dans l’histoire les moyens de comprendre l’avenir.
Biographie de profil
| Information | Détail |
|---|---|
| Nom complet | Charles André Joseph Marie de Gaulle |
| Naissance | 22 novembre 1890 à Lille |
| Décès | 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises |
| Âge au décès | 79 ans |
| Nationalité | Française |
| Profession | Militaire, écrivain et homme d’État |
| Présidence | De 1959 à 1969 |
| Épouse | Yvonne Vendroux |
| Enfants | Philippe, Élisabeth et Anne |
| Parents | Henri de Gaulle et Jeanne Maillot |
| Frères et sœur | Xavier, Marie-Agnès, Jacques et Pierre |
| Taille estimée | Environ 1,95 à 1,96 m |
| Fortune | Aucun montant fiable établi |
Né en 1890 et mort en 1970, Charles de Gaulle fut le premier président de la Ve République. Il exerça cette fonction pendant dix ans, de janvier 1959 à avril 1969.
Une enfance entre Lille et Paris
Charles de Gaulle naît le 22 novembre 1890 à Lille, dans la maison de ses grands-parents maternels. Il grandit cependant principalement à Paris, au sein d’une famille catholique, cultivée et profondément attachée à l’histoire nationale.
Son père, Henri de Gaulle, enseigne les lettres et l’histoire. Sa mère, Jeanne Maillot, est issue d’une famille lilloise. Le jeune Charles évolue donc dans un milieu où les discussions sur la politique, la littérature, la religion et le passé de la France occupent une place importante.
Il est le troisième des cinq enfants de la famille. Son frère aîné Xavier naît en 1887, sa sœur Marie-Agnès en 1889, puis viennent ses deux frères cadets, Jacques et Pierre. Les souvenirs familiaux le décrivent comme un enfant énergique, volontaire, parfois turbulent, mais déjà fasciné par les récits militaires et les grandes périodes de l’histoire française.
Le souvenir de la défaite française de 1870, souvent évoqué par ses parents, contribue à former sa vision du pays. Très tôt, il développe l’idée que la France doit rester forte, indépendante et capable de défendre elle-même sa place dans le monde.

La vocation militaire
Après ses études secondaires, Charles de Gaulle prépare le concours de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il y entre en 1909 après une année de préparation au collège Stanislas, puis commence effectivement sa formation militaire l’année suivante.
À sa sortie de Saint-Cyr, en 1912, il rejoint le 33e régiment d’infanterie d’Arras, commandé par le colonel Philippe Pétain. À cette époque, Pétain est encore un officier respecté, bien loin du rôle qu’il jouera ensuite à la tête du régime de Vichy.
De Gaulle se distingue par son intelligence, sa mémoire et son goût du commandement. Son assurance peut toutefois être perçue comme de l’orgueil. Il ne se contente pas d’appliquer les idées dominantes : il cherche déjà à comprendre comment les armées doivent évoluer face aux nouvelles formes de guerre.
L’épreuve de la Première Guerre mondiale
Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en août 1914, Charles de Gaulle rejoint le front avec son régiment. Il est blessé une première fois à la jambe lors des combats de Dinant, en Belgique.
Il retourne ensuite au combat, mais reçoit une deuxième blessure à la main gauche en mars 1915. Un an plus tard, pendant la bataille de Verdun, il est de nouveau touché, cette fois à la cuisse, près du fort de Douaumont.
Laissé pour mort sur le champ de bataille, il est finalement capturé par les forces allemandes. Sa captivité dure plus de deux ans. De Gaulle tente à cinq reprises de s’évader, sans succès. Entre ces tentatives, il étudie, lit les journaux disponibles et donne à ses compagnons des conférences sur l’évolution du conflit.
Il vit très mal son éloignement du front. Pour lui, la captivité représente moins un repos forcé qu’une douloureuse impossibilité de participer à la victoire de son pays. À son retour en France en décembre 1918, il retrouve ses parents, ses trois frères et sa sœur.
Un officier qui écrit
La carrière de Charles de Gaulle ne se limite pas aux casernes et aux états-majors. Dans l’entre-deux-guerres, il devient également un auteur militaire.
Après une mission en Pologne et une formation à l’École supérieure de guerre, il publie plusieurs ouvrages. Dans La Discorde chez l’ennemi, paru en 1924, il étudie les divisions du commandement allemand pendant la Première Guerre mondiale. Le Fil de l’épée, publié en 1932, présente sa conception du chef et de l’autorité.
Son livre le plus remarqué avant la guerre est Vers l’armée de métier, paru en 1934. De Gaulle y défend la création de forces professionnelles, mécanisées et mobiles, capables d’utiliser les chars de manière offensive. Cette vision s’oppose aux conceptions défensives alors dominantes en France, symbolisées par la ligne Maginot.
Ses propositions ne convainquent pas la majorité de ses supérieurs. Pourtant, la campagne de 1940 montrera tragiquement l’importance de la mobilité, de la coordination et des unités blindées qu’il avait tenté de mettre en avant.
Le refus de la défaite
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle commande des unités de chars. En mai 1940, il prend la tête de la 4e division cuirassée et participe notamment aux combats de Montcornet et d’Abbeville.
Il est nommé général de brigade à titre temporaire, puis entre dans le gouvernement de Paul Reynaud comme sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre.
Lorsque le gouvernement français se prépare à demander l’armistice à l’Allemagne, de Gaulle refuse d’accepter la défaite comme définitive. Il quitte la France et arrive à Londres le 17 juin 1940.
Le lendemain, il prend la parole sur les ondes de la BBC. L’Appel du 18 Juin invite les militaires, ingénieurs et ouvriers français capables de rejoindre le Royaume-Uni à poursuivre le combat. L’enregistrement du premier appel n’a pas été conservé, mais ce discours est devenu le symbole fondateur de la France libre.
Le chef de la France libre
En juin 1940, Charles de Gaulle est encore peu connu du grand public. Il ne dispose ni d’une armée importante ni d’une reconnaissance politique incontestée. Son autorité repose d’abord sur sa conviction que la France ne peut pas disparaître de la guerre.
Winston Churchill le reconnaît comme chef des Français libres. De Gaulle commence alors à réunir des volontaires, à rallier des territoires de l’Empire français et à construire une administration capable de représenter une France toujours engagée aux côtés des Alliés.
Ses relations avec les gouvernements britannique et américain sont souvent tendues. De Gaulle défend avec fermeté la souveraineté française, y compris lorsque ses positions irritent ses partenaires. Il refuse que la France libérée soit traitée comme un territoire placé sous administration étrangère.
Avec l’aide de figures comme René Cassin et Jean Moulin, il cherche également à unir les forces extérieures et les mouvements de résistance présents en France. En 1943, il s’installe à Alger et prend progressivement la direction du Comité français de la Libération nationale.
Après la libération de Paris, il revient dans la capitale et prend la tête du Gouvernement provisoire de la République française.
Le retrait de 1946
Charles de Gaulle dirige le Gouvernement provisoire jusqu’en janvier 1946. Il participe au rétablissement des institutions républicaines, mais se heurte rapidement aux principaux partis politiques.
Il estime que le futur régime doit disposer d’un pouvoir exécutif suffisamment fort pour éviter l’instabilité gouvernementale. La majorité des responsables politiques préfère toutefois un système donnant une place centrale au Parlement.
En désaccord avec l’Assemblée constituante, il démissionne le 20 janvier 1946. Quelques mois plus tard, dans son discours de Bayeux, il expose sa conception des institutions : un président placé au-dessus des partis, garant de la continuité de l’État et disposant de véritables pouvoirs.
En 1947, il crée le Rassemblement du peuple français, mais le mouvement ne parvient pas à transformer durablement la vie politique. De Gaulle se retire progressivement à Colombey-les-Deux-Églises, où il commence la rédaction de ses mémoires.
Le retour de 1958
La crise algérienne provoque l’effondrement de la IVe République. En mai 1958, une partie de l’armée et des Français d’Algérie réclame le retour du général de Gaulle.
Le président René Coty décide finalement de faire appel à celui qu’il présente comme le « plus illustre des Français ». Le 1er juin 1958, Charles de Gaulle devient président du Conseil et reçoit pour mission de former un gouvernement et de préparer de nouvelles institutions.
La Constitution de la Ve République est approuvée par référendum le 28 septembre 1958, avec 79,2 % de votes favorables. Elle renforce considérablement le pouvoir exécutif et donne au président de la République une place centrale dans le fonctionnement de l’État.
Le 21 décembre, Charles de Gaulle est élu président par un collège électoral. Il entre en fonction le 8 janvier 1959, devenant le premier président de la Ve République.
L’Algérie
La guerre d’Algérie constitue le dossier le plus urgent de sa présidence. À son retour au pouvoir, ses intentions exactes sont difficiles à lire, et différentes parties pensent pouvoir compter sur lui.
De Gaulle évolue progressivement vers le principe de l’autodétermination. Cette orientation provoque la colère d’une partie des Français d’Algérie et de certains militaires. Il doit faire face à la semaine des barricades, au putsch des généraux d’avril 1961 et aux violences de l’Organisation de l’armée secrète.
Les négociations avec le Front de libération nationale aboutissent aux accords d’Évian, signés en mars 1962. L’Algérie accède ensuite à l’indépendance.
Cette décision met fin à une guerre longue et meurtrière, mais elle laisse également des blessures profondes : départ des Français d’Algérie, sort dramatique de nombreux harkis, attentats et mémoires durablement opposées.
Une présidence forte
Charles de Gaulle transforme durablement la fonction présidentielle. En 1962, il propose que le chef de l’État soit désormais élu au suffrage universel direct.
La réforme est approuvée par référendum. De Gaulle devient lui-même, en 1965, le premier président de la Ve République élu directement par les citoyens. Mis en ballottage au premier tour, il remporte le second face à François Mitterrand avec environ 55 % des suffrages exprimés.
Sa présidence est marquée par une volonté constante d’indépendance nationale. La France développe sa force nucléaire et mène une diplomatie qui cherche à éviter une dépendance excessive envers les États-Unis ou l’Union soviétique.
En 1966, de Gaulle retire la France de la structure de commandement militaire intégrée de l’OTAN, sans quitter l’Alliance atlantique. Cette distinction est importante : la France demeure alliée des autres membres, mais reprend le contrôle direct de ses forces et de ses décisions militaires.
Il reconnaît également la République populaire de Chine en 1964 et critique l’engagement américain au Vietnam. Sa conception de la diplomatie repose sur l’idée que la France doit conserver une voix propre, même lorsqu’elle travaille avec ses alliés.
L’amitié franco-allemande
L’un des héritages les plus durables de sa politique étrangère concerne le rapprochement avec l’Allemagne de l’Ouest.
Après plusieurs guerres entre les deux pays, Charles de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer cherchent à construire une relation fondée sur la coopération. Le 22 janvier 1963, ils signent le traité de l’Élysée.
Cet accord organise des rencontres régulières entre les responsables des deux pays et favorise la coopération dans les domaines diplomatique, militaire, culturel et éducatif. Il devient l’un des fondements de la relation franco-allemande contemporaine.
Mai 1968
Au printemps 1968, la France connaît une crise sociale et politique d’une ampleur exceptionnelle. Les manifestations étudiantes sont suivies d’une grève générale qui paralyse une grande partie du pays.
Pendant plusieurs jours, le pouvoir semble hésitant. De Gaulle quitte brièvement Paris pour rencontrer le général Massu à Baden-Baden, puis revient et prononce une allocution ferme. Il dissout l’Assemblée nationale et organise de nouvelles élections législatives, largement remportées par les gaullistes.
La victoire électorale rétablit temporairement son autorité, mais Mai 68 révèle une profonde transformation de la société française. Une partie de la jeunesse ne se reconnaît plus dans son style de pouvoir, sa vision de l’autorité ou les valeurs traditionnelles qu’il incarne.
La démission
En 1969, Charles de Gaulle soumet aux Français un projet de réforme du Sénat et de régionalisation. Il annonce qu’il quittera le pouvoir si les électeurs rejettent sa proposition.
Le 27 avril 1969, le « non » l’emporte avec 52,4 % des suffrages. Fidèle à son engagement, de Gaulle démissionne dès le lendemain.
Il se retire à Colombey-les-Deux-Églises et refuse d’intervenir dans la vie politique quotidienne. Il consacre principalement son temps à la rédaction de ses Mémoires d’espoir.
Yvonne de Gaulle
Charles de Gaulle épouse Yvonne Vendroux en 1921. Issue d’une famille de la bourgeoisie de Calais, elle partage pendant près d’un demi-siècle les déplacements, les séparations et les responsabilités de son mari.
Yvonne reste généralement éloignée de la scène médiatique. Elle accompagne néanmoins Charles de Gaulle pendant ses affectations militaires, son exil et sa présidence. En juin 1940, elle quitte la France avec leurs enfants et rejoint son mari en Angleterre.
Le couple trouve à La Boisserie, sa maison de Colombey-les-Deux-Églises, un lieu de stabilité. Loin des cérémonies officielles, Charles et Yvonne y mènent une existence plus intime, centrée sur la famille, la lecture, l’écriture et la vie du village.
Ses trois enfants
Charles et Yvonne de Gaulle ont trois enfants.
Leur fils aîné, Philippe de Gaulle, naît en 1921. Il choisit une carrière dans la Marine nationale et atteint le grade d’amiral.
Leur deuxième enfant, Élisabeth, naît en 1924. Elle épouse plus tard Alain de Boissieu, officier des Forces françaises libres.
La benjamine, Anne de Gaulle, naît en 1928 avec une trisomie 21. La relation entre Anne et ses parents occupe une place particulière dans l’histoire familiale. Charles de Gaulle, souvent perçu en public comme distant et sévère, manifeste auprès d’elle une grande tendresse.
Yvonne et Charles de Gaulle créent en 1945 une fondation destinée à accueillir de jeunes femmes vivant avec un handicap intellectuel. Après la mort d’Anne en 1948, l’organisation prend son nom. La Fondation Anne de Gaulle poursuit encore cette mission d’accompagnement et d’inclusion.
Taille et apparence
Charles de Gaulle était immédiatement reconnaissable à sa très grande taille. La mesure la plus souvent reprise dans les biographies est d’environ 1,95 à 1,96 mètre, soit près de 6 pieds 5 pouces.
Il avait une silhouette longue et mince, un front élevé, un visage allongé et un nez particulièrement marqué. Ses anciens camarades de Saint-Cyr évoquaient déjà sa haute stature et son profil facilement identifiable.
Il convient toutefois de présenter sa taille comme une estimation biographique : les principales pages institutionnelles consultées ne publient pas de mesure officielle provenant d’un dossier médical ou militaire authentifié.
Sa posture droite, ses gestes mesurés et son uniforme contribuaient à renforcer son autorité visuelle. Même en costume civil, sa stature le faisait dépasser nettement la plupart des personnes présentes autour de lui.
Mode de vie
Malgré les honneurs liés à ses fonctions, de Gaulle n’est pas généralement associé à un mode de vie mondain. Il préfère la tranquillité de La Boisserie aux réceptions parisiennes.
Acquise par la famille en 1934, cette maison devient son refuge, son lieu de travail et l’espace où il rédige une partie importante de ses mémoires. La propriété appartient toujours à la famille et une partie est accessible au public depuis 1980.
Sa vie quotidienne est marquée par la discipline. Il lit beaucoup, travaille sur ses discours, entretient sa correspondance et marche dans les environs de Colombey. Sa culture littéraire et historique influence fortement son langage politique, connu pour ses formules solennelles et son sens de la mise en scène.
Quelle fortune possédait-il ?
La fortune nette de Charles de Gaulle n’est pas connue. Aucun document institutionnel consulté ne fournit une estimation complète et vérifiable de son patrimoine au moment de sa mort.
Certains sites attribuent aux personnalités historiques des fortunes exprimées en millions d’euros ou de dollars. Ces montants ne reposent généralement ni sur une déclaration patrimoniale complète, ni sur un inventaire successoral accessible, ni sur des archives financières suffisamment précises.
Il est établi que la famille possédait La Boisserie, ainsi que des meubles, des livres, des manuscrits et des objets personnels. Mais la valeur actuelle de ces biens historiques ne permet pas de calculer la richesse personnelle de Charles de Gaulle en 1970. La maison demeure d’ailleurs une propriété privée de la famille.
La formulation la plus sérieuse reste donc : fortune non documentée de manière fiable.
Réseaux sociaux
Charles de Gaulle est mort en 1970, plusieurs décennies avant l’apparition d’Internet et des réseaux sociaux. Il n’a donc jamais possédé de compte personnel sur Facebook, Instagram, X, YouTube ou une autre plateforme numérique.
Les profils qui utilisent aujourd’hui son nom sont des pages historiques, institutionnelles, commémoratives ou non officielles. Ils ne doivent pas être présentés comme ses comptes personnels.
Ses discours, photographies et archives sont désormais diffusés en ligne par des organismes comme l’Élysée, la Fondation Charles de Gaulle, l’Ordre de la Libération et différentes institutions publiques.
Ses dernières années
Après sa démission, Charles de Gaulle reprend une vie discrète à Colombey. Il poursuit l’écriture de ses mémoires et effectue quelques voyages privés, mais s’abstient de commenter publiquement la politique de son successeur.
Il meurt le 9 novembre 1970, quelques jours avant son 80e anniversaire. Il avait 79 ans.
Conformément à ses volontés, ses funérailles à Colombey restent sobres. Il est enterré dans le cimetière du village, auprès de sa fille Anne. Au même moment, une cérémonie officielle réunissant des chefs d’État et des représentants étrangers se tient à Notre-Dame de Paris.
Un héritage toujours présent
Charles de Gaulle laisse un héritage complexe, à la fois militaire, institutionnel, diplomatique et symbolique.
Son nom reste attaché à la Résistance, à la Libération, à la création de la Ve République, à l’élection présidentielle au suffrage universel direct et à une politique étrangère fondée sur l’indépendance nationale.
Toutes ses décisions ne font pas l’objet d’un jugement unanime. Sa politique algérienne, sa conception verticale du pouvoir, certaines prises de position internationales et sa gestion des crises continuent d’être discutées par les historiens.
Mais peu de dirigeants français ont exercé une influence comparable sur les institutions et l’image internationale du pays. Le soldat de 1914, le résistant de 1940 et le président de 1959 appartiennent à des périodes très différentes. Pourtant, une même conviction traverse son parcours : la France devait rester maîtresse de son destin.
Pour le premier jour de notre série consacrée aux grandes personnalités françaises, Charles de Gaulle s’impose donc comme un point de départ naturel. Son histoire ne se résume ni à un uniforme ni à une fonction présidentielle. Elle raconte le parcours d’un homme qui, dans les moments de défaite comme dans ceux de pouvoir, a cherché à incarner sa propre idée de la France.
À lire absolument: francir
FAQ sur Charles de Gaulle
Qui était Charles de Gaulle?
Charles de Gaulle était un militaire, écrivain et homme d’État français. Il a dirigé la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale et fondé la Ve République.
Pourquoi est-il célèbre?
Il est surtout connu pour son Appel du 18 Juin 1940 et pour avoir restauré la stabilité politique de la France en créant un nouveau système présidentiel.
Quel rôle a-t-il joué pendant la Seconde Guerre mondiale?
Il a refusé la défaite de 1940, a organisé la résistance depuis Londres et a dirigé les forces de la France libre contre l’Allemagne nazie.
Pourquoi a-t-il démissionné en 1969?
Il a quitté la présidence après le rejet de son projet de réforme institutionnelle lors d’un référendum, conformément à son engagement politique.
Où est enterré Charles de Gaulle?
Il repose à Colombey-les-Deux-Églises, dans un cimetière simple, près de sa fille Anne.